La charité comme chemin de foi : Entretien avec Kuriaki Fragou, présidente de l’association Ethelontikí Diakonía Astégon

© Kuriaki Fragou

Le Grand Carême est une période de prière, de jeûne et de repentance, mais aussi de charité et d’amour envers notre prochain. L’aumône fait partie intégrante de cette préparation spirituelle, nous rappelant que le véritable jeûne ne se limite pas à l’abstinence alimentaire, mais s’accompagne d’un cœur ouvert aux besoins des autres.

L’Évangile du Dimanche du Jugement nous rappelle les paroles du Christ : « J’avais faim, j’avais soif, j’étais nu, j’étais en prison ». Dans cet esprit, nous avons eu l’opportunité d’échanger avec la présidente, Kuriaki Fragou, qui dirige l’association « Ethelontikí Diakonía Astégon » depuis 2015 et continue son engagement. Il ne s’agit pas d’une ONG, mais d’une action bénévole fondée sur la solidarité et la foi. À travers cet entretien, elle partage avec nous son parcours, son expérience du bénévolat et l’importance de la solidarité dans la foi orthodoxe :

Pouvez-vous nous parler de votre parcours et de ce qui vous a conduit à vous engager dans l’humanitaire ?

Logo de l’association Ethelontikí Diakonía Astégon © Kuriaki Fragou

L’EDA est une association caritative fondée en 2015, entièrement basée sur le bénévolat et l’aide humanitaire, ayant son siège à Thessalonique.

Tout a commencé par une scène bouleversante, un moment de détresse qui a tout changé.

Par un soir de septembre, Kiriaki Fragou aperçut un homme d’environ quarante-cinq ans fouillant dans une poubelle pour se nourrir. Ce moment fut un déclencheur : une idée aussi soudaine que déterminante lui traversa l’esprit.

Un repas improvisé, deux amies, et la décision de partir à la rencontre de ceux qui ont faim dans les rues, sur les bancs publics, dans les sous-sols ou près des chapelles isolées… Ainsi naquit une initiative audacieuse. Peu à peu, elle se transforma en un véritable réseau de donateurs et de bénévoles, unis par la même foi et le même dévouement.

L’association se compose actuellement de 65 bénévoles, principalement jeunes en âge, et poursuit cette mission avec une énergie inépuisable et une générosité sans limite. Grâce à la divine providence, cette œuvre de compassion et de solidarité permet chaque jour d’apporter du réconfort aux plus démunis, en mettant à profit les talents de chacun pour servir ceux qui en ont le plus besoin.

® Kuriaki Fragou

Comment votre foi orthodoxe influence-t-elle votre engagement dans l’aide aux autres ?

La foi était déjà présente, mais elle s’est révélée de manière plus profonde lorsque nous avons rencontré les sans-abri sur notre chemin. Après tout, les paroles du Christ sont sans équivoque :

«J’avais faim, et vous m’avez donné à manger, j’avais soif, et vous m’avez donné à boire, j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli, j’étais nu, et vous m’avez vêtu, j’étais malade, et vous m’avez visité, j’étais en prison, et vous êtes venus à moi.» cf. Mt 25:35-36


© Kuriaki Fragou


Y a-t-il une expérience marquante qui vous a profondément touché(e) ?

Je me souviens d’un dimanche, juste après le Nouvel An, lorsque nous distribuions des repas aux sans-abri (l’offrande à Dieu). À un moment donné, nous avons aperçu une voiture arrêtée devant une église. « Arrêtons-nous », ai-je dit, et nous sommes allés à leur rencontre.

Une famille de quatre personnes vivait dans la précarité, sur quatre roues. Le père était au chômage, et la mère s’occupait d’une dame âgée quelques heures par jour. À leurs côtés, deux enfants tenaient un cahier et un crayon, prêts à aller à l’école.

Avec discrétion, nous avons laissé passer notre premier regard, de crainte que notre bienveillance ne les effraie.

« Astérie, avec Vangelis, apportez un peu de soupe chaude, Dimitris l’a préparée il y a peu », ai-je dit pour gagner du temps. Le père me regardait, surpris. « Venez prendre », ai-je ajouté. La mère a tendu les bras, et j’ai rempli les petites mains de Saint-Nicolas en chocolat. Les enfants ont ignoré la soupe et se sont concentrés sur les Saint-Nicolas en chocolat.. Les taches de chocolat sur leurs lèvres ressemblaient à des décorations de Noël.

« Comment tu t’appelles ? » ai-je demandé à la petite. « Anna », m’a-t-elle répondu. « Et moi, c’est Georges », a dit son frère. Nous avons laissé tout ce que nous avions et avons repris le chemin du retour. Nos rencontres sont devenues de plus en plus fréquentes. Les enfants m’ont demandé mon prénom. Je leur ai dit« Kuriaki », et ils ont répondu : « Nous allons vous appeler Madame Noël ».

Les mois ont passé, et ils ont continué à vivre dans leur voiture. Mais un jour, nous ne les avons pas trouvés, ils ne nous ont pas salués. « Où sont-ils passés ? » me suis-je demandé. Puis, le téléphone a sonné, c’était un numéro connu.

« Salut Kiriaki, salut Père Alexandre, je voulais vous transmettre de chaleureux remerciements de la part de la famille qui vivait dans la voiture. Où sont-ils ? Ils sont à Grebena, une dame seule les a accueillis. Ils m’ont aussi demandé de dire à Madame Noël qu’Anna et Georges l’aiment beaucoup. »

Quel rôle l’Église orthodoxe joue-t-elle dans les initiatives humanitaires en Grèce ?

La grande Église du Christ, le Patriarcat œcuménique, avec son vaste programme social, environnemental et humanitaire, signé par Sa Sainteté le Patriarche Bartholomée, incarne l’œuvre de l’Église. Il s’agit d’une relation intemporelle de développement à travers le bénévolat, l’attention portée au « voisin » et le soutien aux personnes en détresse dans la société et dans les quartiers de notre ville.

Depuis des siècles, elle demeure un pilier central, distribuant chaque jour des milliers de repas aux démunis, chômeurs et mendiants dans les soupes populaires.

© Kuriaki Fragou en compagnie du geronda Nectaire Mikragiannitis

Comment les paroissiens et les fidèles peuvent-ils contribuer à ces œuvres ?

Kiriaki, guidée par la fragilité humaine et la générosité des bénévoles, mène une œuvre philanthropique visant à soulager la pauvreté et la souffrance des plus démunis. Ses actions touchent divers domaines : les prisons, les hôpitaux, les orphelinats, les maisons de retraite et les soupes populaires des églises. Elle soutient la société à travers des initiatives caritatives et spirituelles dans les Saintes Métropoles de l’Église de Grèce, les monastères et le Mont Athos, mais aussi à l’étranger, dans le cadre de la mission orthodoxe à Arusha, en Tanzanie centrale, et à Kinshasa, en République Démocratique du Congo.

Grâce à des donateurs, qu’ils soient anonymes ou connus, et à des entreprises qui offrent des biens matériels et des fonds déposés sur un compte bancaire, cette œuvre est soutenue par le syndicat de l’oeuvre humanitaire des sans-abris, une organisation reconnue. Pour toute information, vous pouvez nous contacter par email à : kuriakh3@gmail.com.

Coordonnées bancaires de l’association. © Kuriaki Fragou

Avez-vous vu des miracles ou des bénédictions particulières dans votre travail humanitaire ?

Les miracles que nous avons vécus ont été nombreux. Bien que nous ne possédions rien de tangible, nous avons toujours eu ce qu’il nous fallait, au moment précis et en quantité suffisante. Dans chaque action, Dieu reste le véritable protagoniste, qu’il s’agisse du mendiant ou du donateur.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui souhaite s’impliquer dans l’humanitaire en tant qu’orthodoxe ?

Il doit apprendre à aimer au-delà de lui-même, à se dépouiller de son « moi » pour se tourner vers le « nous ». Ce n’est qu’à ce moment-là qu’il pourra se mettre à la place de l’autre avec empathie, sans jugement et sans espérer recevoir de reconnaissance en retour.

© Kuriaki Fragou



Comment garder la foi face aux souffrances et aux injustices au cœur des réalités humaines ?

Au cours de ces dix années de service, nous avons traversé de nombreuses épreuves, parfois marquées par la souffrance et la faim, comme en enfer, avant de connaître, à travers la grâce de Dieu, une plénitude semblable à celle du paradis. Ces épreuves nous ont permis de cultiver la patience, l’obéissance et une foi profonde, conscients que c’est Dieu qui a le dernier mot. Car sans Crucifixion, il n’y a pas de Résurrection.


Quel message aimeriez-vous transmettre aux lecteurs de notre site ?

Lorsque tu parviens à aimer même ton ennemi, à donner de l’amour sans frontières, sans distinction de religion, de couleur, sans pourquoi ni comment, alors tu verras Dieu, et Lui te verra toi.
(Nous, cela fait dix ans que nous voguons, avec Dieu pour capitaine.)

Contact Facebook : Kuriaki Fragou

Η Μεγάλη Σαρακοστή είναι μια περίοδος προσευχής, νηστείας και μετάνοιας, αλλά και φιλανθρωπίας και αγάπης προς τον πλησίον μας. Η ελεημοσύνη αποτελεί αναπόσπαστο μέρος αυτής της πνευματικής προετοιμασίας, υπενθυμίζοντάς μας ότι η αληθινή νηστεία δεν περιορίζεται μόνο στην αποχή από την τροφή, αλλά συνοδεύεται από μια καρδιά ανοιχτή στις ανάγκες των άλλων.

Το Ευαγγέλιο της Απόκρεως μας θυμίζει τα λόγια του Χριστού: «Πεινούσα, δίψουσα, κρύωνα, ήμουν στη φυλακή». Μέσα σε αυτό το πνεύμα, είχαμε την ευκαιρία να συνομιλήσουμε με την Πρόεδρο κα Κυριακή Φράγκου, η οποία ηγείται της Εθελοντικής Διακονίας Αστέγων από το 2015 και συνεχίζει την προσφορά της. Δεν πρόκειται για ΜΚΟ, αλλά για εθελοντική δράση που βασίζεται στην αλληλεγγύη και την πίστη. Σε αυτή τη συνέντευξη, μοιράζεται μαζί μας την πορεία της, την εμπειρία της στον εθελοντισμό και τη σημασία της αλληλεγγύης στην ορθόδοξη πίστη.

Μπορείτε να μας μιλήσετε για την πορεία σας και τι σας οδήγησε να ασχοληθείτε με την ανθρωπιστική δράση;


Σωματείο Εθελοντική Διακονία Αστέγων
Φιλανθρωπία, αλληλεγγύη & προσφορά.
Η ΕΔΑ είναι ενα φιλανθρωπικό σωματείο, το οποίο
δημιουργήθηκε το 2015 και αποτελείται αποκλειστικά απο εθελοντισμό
και ανθρωπιστική βοήθεια με έδρα στην Πόλη της Θεσσαλονίκης.
Η διαδρομή ξεκίνησε τυχαία μέσα απο μια εικόνα βαθειάς
απογοήτευσης.
Ήταν Σεπτέμβριος αργά το απόγευμα, οταν η Κυριακή Φράγκου
είδε εναν άνδρα γύρω στα σαρανταπέντε να συτίζεται μέσα απο τα
σκουπίδια ενος κάδου, την ίδια στιγμή της γεννήθηκε μια τρελλή ιδέα.
Ενα γρήγορο φαγητό, δύο φίλες, και αναζήτηση κάποιου που
πεινάει στον δρόμο, στα παγκάκια, στα υπόγεια, στα ξωκκλήσια καί
έκτοτε και μετά μια παράτολμη δράση που έλαβε σάρκα και οστά, με
ενα δίκτυο ανθρώπων χορηγών και εθελοντών, που εφορούνται απο τις
ίδιες ιδέες, με ακοίμητη και αφειδώλευτη την διάθεση και την ίδια
αστείρευτη ενέργεια για δέκατη χρονιά. Μια δράση αξιοποίησης των
προσωπικών ταλάντων, που με την Θεία Χάρη βοηθάμε τους
αναξιοπαθούντες.

Πώς επηρεάζει η ορθόδοξη πίστη σας τη δέσμευσή σας στην προσφορά βοήθειας στους άλλους;


Η πίστη υπήρχε, όμως σε περισόττερο βαθμό με προέκυψε στον
δρόμο οταν ανταμώσαμε τους άστεγους.
Άλλωστε ο Χριστός ηταν ξεκάθαρος :
«Ἐπείνασα γάρ, καὶ ἐδώκατέ μοι φαγεῖν,
ἐδίψησα, καὶ ἐποτίσατέ με, ξένος ἤμην, καὶ συνηγάγετέ με,
γυμνός, καὶ περιεβάλετέ με, ἠσθένησα, καὶ ἐπεσκέψασθέ με,
ἐν φυλακῇ ἤμην, καὶ ἤλθετε πρός με.»


Υπάρχει κάποια συγκλονιστική εμπειρία που σας άγγιξε βαθιά;


Θυμάμαι μια Κυριακή μετά την Πρωτοχρονιά μοιράζαμε (τον Θεό
αντίδωρο) γεύματα αστέγων, οταν κάποια στιγμή είδαμε ενα
αυτοκίνητο σταματημένο εξω απο εναν Ναό. «Σταματήστε» είπα και
πήγαμε κοντά τους.
Μια τετραμελής οικογένεια ζούσαν την αστεγία πάνω σε
τέσσερεις ρόδες, ο πατέρας άνεργος και η μητέρα κοιτούσε λίγες ώρες
μια γιαγιά, δίπλα τους δυο μικρά παιδιά που κρατούσαν τετράδιο και
μολύβι για Σχολείο.
Με διάκριση αφήσαμε το πρώτο βλέμμα μας, φοβόμουν μην τους
τρομάξει η αγάπη.
«Αστέριε μαζί με τον Βαγγἐλη φέρτε λίγη σούπα ζεστή, ο
Δημήτρης την έφτιαξε πριν λίγο» είπα, για να κερδίσω χρόνο, ο πατέρας
με κοιτούσε με απορία, «ελάτε πάρτε», η μάννα άπλωσε τα χέρια και
εγω γέμισα τα παιδικά χέρια με σοκολατένιους Άγιους Βασίληδες, τα
παιδιά αγνοήσανε την σούπα και πιάσαν σχέση με τον σοκολατένιο
Άγιο Βασίλη, η σοκολάτα στα χείλη τους έμιαζε με στολίδια
Χριστουγενιάτικα.
«Πώς σε λένε»; ρώτησα την μικρή, «Άννα», «και μένα Γιώργο»
είπε ο αδελφός της. Αφήσαμε ο,τι είχαμε και πήραμε τον δρόμο για το σπίτι και οι
συναντήσεις μας γίναν πιό συχνές, οι μικροί φίλοι με είχανε ρωτήσει
πώς με λένε, τους είχα πει Κυριακή και αυτοί είπαν εμείς θα σας λέμε
κυρία Χριστούγεννα.
Και περνούσαν οι μήνες και ριζώναν στο αυτοκίνητο, ομως μια
μέρα δεν τους βρήκαμε, ούτε μας χαιρέτισαν σκέφτηκα, μα πού πήγαν;
αναρωτήθηκα, το τηλέφωνο κτύπησε, γνωστό το νούμερο.
«Ελα Κυριακή, ελα π. Αλέξανδρε, ήθελα να σου μεταφέρω πολλές
ευχαριστίες απο την οικογένεια που ζούσε στο αυτοκίνητο, μα πού
είναι; στα Γρεβενά, τους πήρε κοντά μια κυρία μόνη, μου ‘παν επίσης η
Αννούλα και ο Γιώργος να πω στην κυρία Χριστούγεννα πως την
αγαπούν πολύ».

Ποιον ρόλο διαδραματίζει η Ορθόδοξη Εκκλησία στις ανθρωπιστικές πρωτοβουλίες στην Ελλάδα;


Η μεγάλη του Χριστού Εκκλησία, το Οικουμενικό Πατριαρχείο,
με την πλούσια κοινωνική περιβαλλοντική και ανθρωπιστική «Ατζέντα»,
με την βαρύτιμη υπογραφή του Παναγιωτάτου κ.κ. Βαρθολομαίου
σφραγίζει το έργο της Εκκλησίας, μια διαχρονική σχέση ανέλιξης στο
πολυδιάστατο έργο του εθελοντισμού της αναγνώρισης του «πλησίον»
της ενίσχυσης των εμπερίστατων ανθρώπων στην κοινωνία και στις
γειτονιές της πόλης μας.
Αιώνες τώρα κεντρικός πυλώνας με χιλιάδες μερίδες καθημερινά,
στα συσσίτια, σε άπορους, σε άνεργους σε επαίτες.



Πώς μπορούν τους λαϊκούς και οι πιστοί να συμβάλουν σε αυτά τα έργα ;


Η Κυριακή με συνεπιβάτες την ανθρώπινη αδυναμία, αλλά και την
καλή προαίρεση των ΕΘΕΛΟΝΤΩΝ, παρέχουν έργο φιλανθρωπικό,
ανακουφίζοντας απο την φτώχεια και τον πόνο τους αναξιοπαθούντας,
φθάνοντας τα βήματά τους στις Φυλακές, στα Νοσοκομεία,
Ορφανοτρόφεια, Γηροκομεία, Συσίτια Εκκλησιών, στηρίζοντας την
κοινωνία με φιλανθρωπία και με πνευματικό έργο στις Ιερές
Μητροπόλεις της Εκκλησίας της Ελλάδας, στις Ιερές Μονές και στο
Άγιον Όρος, αλλά και στο Εξωτερικό, στην Ορθόδοξη Ιεραποστολή στην
Αρούσα της Κεντρικής Τανζανίας και στην Κινσάσα του Κογκό.
Με ΧΟΡΗΓΟΥΣ ανώνυμους και επώνυμους, Εταιρείες δίνοντας υλικά
αγαθά και χρήματα σε κατάθεση σε Αριθμό σε Τράπεζα σε
αναγνωρισμένο ΣΥΛΛΟΓΟ ΕΘΕΛΟΝΤΙΚΗ ΔΙΑΚΟΝΙΑ ΑΣΤΕΓΩΝ
email: kuriakh3@gmail.com



Έχετε δει θαύματα ή ιδιαίτερες ευλογίες μέσα από την ανθρωπιστική σας δράση;


Τα θαύματα που συναντήσαμε στην ζωή μας, ηταν πολλά. Αν και δέν
είχαμε τίποτα δεδομένα , είχαμε τα πάντα, την στιγμή που τα είχαμε
ανάγκη και στην ποσότητα που χρειαζόταν.
Σε κάθε δράση και ο Θεός πρωταγωνιστής, είτε επέτης, είτε
δωρητής.


Τι συμβουλή θα δίνατε σε κάποιον που θέλει να ασχοληθεί με την ανθρωπιστική δράση ως Ορθόδοξος;


Να μάθει να αγαπάει πιο πάνω απο τον εαυτό του, να γίνει
άστεγος στο εγώ και να πάει στο εμείς, μόνο τότε θα μπεί στα
παπούτσια του άλλου με ενσυναίσθηση χωρίς να κρίνει και χωρίς να
περιμένει αντάλλαγμα την αγάπη.


Πώς μπορεί κανείς να διατηρήσει την πίστη του μπροστά στον ανθρώπινο πόνο και την αδικία;

Στα δέκα χρόνια της διακονίας πολλες ηταν εκείνες οι φορές που
πεινάσαμε στην κόλαση για να χορτάσουμε αργότερα στον Παράδεισο,
δουλεύοντας την υπομονή, την υπακοή, με πίστη μεγάλη, γνωρίζοντας
πως τον τελευταίο λόγο τον έχει ο Θεός, χωρίς σταύρωση δεν έχει
άνάσταση.


Ποιο μήνυμα θα θέλατε να μεταφέρετε στους αναγνώστες του ιστότοπού μας;


Πως όταν καταφέρεις να αγαπάς και τον εχθρό σου, να δίνεις
αγάπες δίχως σύνορα, δίχως θρήσκευμα, δίχως χρώμα, χωρίς πώς και
γιατί; Τότε θα δείς τον Θεό και Αυτός εσένα.
( Εμείς δέκα χρόνια συμπλέουμε με καπετάνιο τόν Θεό.)

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