
Hier, une vague d’articles a déferlé dans la presse grecque et anglophone, affirmant que le gouvernement égyptien saisissait le monastère de Sainte-Catherine au mont Sinaï et expulsait tous ses moines.
L’article intitulé « Monastère de Sainte-Catherine, Sinaï : l’Égypte le ferme, confisque ses biens et expulse les moines », publié dans Proto Thema, déclare :
Fondé il y a près de quinze siècles, le monastère de Sainte-Catherine au Sinaï, plus ancien monastère chrétien en activité au monde, fait face à une fermeture brutale. Étonnamment, ce n’est pas la guerre, mais une décision judiciaire en temps de paix qui menace de le transformer en musée.
Face à cette mesure, les moines lancent une campagne mondiale pour s’y opposer.Cette décision sans précédent de l’Égypte de fermer ce haut lieu du christianisme a suscité une indignation immédiate et vive à travers le monde.
Sainte-Catherine a été construit au pied du mont Sinaï, là où Dieu s’est adressé à Moïse dans le Buisson ardent, par l’empereur saint Justinien entre 548 et 565.
L’archevêque d’Athènes, primat de l’Église orthodoxe grecque, Mgr Ieronymos/Jérôme, a condamné cette prétendue mesure contre ce saint lieu ancien, déclarant :
Face à la décision choquante rendue hier par la justice égyptienne, qualifiée d’atteinte grave aux droits humains et religieux, le monastère de Sainte-Catherine du mont Sinaï, plus ancien monument chrétien orthodoxe au monde, traverse une crise sans précédent, évoquant des heures sombres. Ses biens sont confisqués, et ce haut lieu spirituel de l’orthodoxie et de l’hellénisme lutte désormais pour sa survie.
Cependant, des rapports ont ensuite commencé à émerger, indiquant que la décision judiciaire en question n’avait, en réalité, pas modifié le statut du monastère. Hier soir, le Service d’information de l’État égyptien a publié un communiqué, affirmant que les allégations de fermeture et d’expulsion sont « totalement infondées ». Le communiqué précise :
Les cimetières ne sont pas concernés par cette décision. Le porte-parole a souligné que ce jugement marque la première régulation officielle du statut juridique du monastère, confirmant clairement la préservation de son caractère sacré.
Par ailleurs, bien que certains sites supplémentaires, classés comme réserves naturelles, aient fait l’objet de contrats avec les autorités locales, le tribunal a reconnu la valeur spirituelle et religieuse du monastère. Ainsi, il a confirmé le droit des moines de continuer à bénéficier de ces zones, ainsi que des sites religieux et archéologiques de la région.
Enfin, le jugement a établi que certaines zones reculées des réserves naturelles, éloignées du monastère et inhabitées, ne sont assorties d’aucun titre de propriété ou de possession. Ces terres sont donc considérées comme appartenant à l’État.
Le porte-parole a insisté sur l’importance de vérifier les informations avant de porter des jugements hâtifs ou erronés, sans avoir pris connaissance du texte intégral de la décision judiciaire. Il a également rappelé l’importance cruciale de préserver les relations étroites, fraternelles et historiques qui unissent l’Égypte à la République hellénique, des liens tissés au fil des siècles.
Traduction de l’article : Orthodox Christianity