
Son prédécesseur, le patriarche Paul, avait quitté secrètement son trône pour se retirer dans un monastère, où il revêtit le Grand Habit. Ceci se passait sous le règne d’Irène et de Constantin. Suivant une suggestion de Paul, Taraise, qui était sénateur et conseiller de l’empereur, fut choisi comme patriarche en 784. Il avait auparavant passé par toutes les phases de l’ordination ecclésiastique. Homme de grande érudition et doté d’un grand zèle dans la défense de l’Orthodoxie, Taraise accepta à contrecœur cette responsabilité, afin de contribuer à la victoire de l’Église sur les hérésies, en particulier l’iconoclasme. C’est sous son règne que fut convoqué le VIIe Concile œcuménique, à Nicée en 787, où les iconoclastes furent condamnés et où fut restaurée la vénération des saintes icônes. Taraise se montra très miséricordieux envers les pauvres et les indigents, leur faisant construire des abris et leur donnant de la nourriture. Mais à l’égard des puissants, Taraise se montra déterminé dans la défense de la foi et de la morale. Quand l’empereur Constantin eut répudié son épouse légitime, Marie, il accueillit l’une de ses parentes chez lui, vécut avec elle et demanda la bénédiction du patriarche pour se remarier. Non seulement Taraise ne lui accorda pas sa bénédiction, mais il se mit à lui donner des conseils, puis le réprimanda, et finit par l’excommunier. À l’approche de sa mort, ceux qui l’entouraient le virent répondre aux démons : « Je ne suis pas coupable de ce péché, ni de celui-là ! », jusqu’à ce qu’il fût incapable de parler. Il se défendit alors avec les mains, les repoussant au loin. Au moment de rendre son dernier soupir, son visage brilla comme la lumière du soleil. Ce hiérarque vraiment grand entra dans le repos en 806. Il avait gouverné l’Église pendant vingt-deux ans et quatre mois.
Source : Synaxaire