
La Mère de Dieu est la Mère de Dieu, la Mère du Sauveur Christ. Une mère est toujours très sensible envers son fils, son enfant…
Je vais vous raconter une petite histoire de prison. Un homme a été emprisonné et y est resté 20 ans, un jeune homme qui a vieilli dans la souffrance. Lors d’un interrogatoire extrêmement difficile, sa patience est arrivée à bout, et il s’est mis en tête de trouver un moyen d’abréger sa vie.
Il s’est alors souvenu que, dans sa jeunesse, lorsqu’il était libre, sa grand-mère lui disait : « Quand tu as un grand malheur, prie la Mère de Dieu ! » Il s’est rappelé ces paroles et a dit : « Je n’avais pas le courage de prier le Sauveur – car moi aussi, j’avais mes fautes – mais la Mère de Dieu, qui a été une femme de ce monde comme nous, je l’ai priée ! »
Une prière désespérée : « Mère de Dieu, je ne peux plus supporter les souffrances et les pressions qu’on m’inflige ici ! Aide-moi ! » Il priait dans sa cellule. Et quelques instants plus tard, il vit entrer par la haute porte de la cellule une silhouette vêtue de blanc, portant un Enfant dans les bras :
« Tu m’as appelée ! Je vais t’aider. Sois en paix ! »
Puis elle s’éloigna. On ne l’appela plus jamais pour un interrogatoire. On le transféra ailleurs, quelque part près du Pôle Nord. Et toute sa vie après cela – car il vécut encore de nombreuses années en prison – son âme connut une grande paix, bien que les souffrances extérieures fussent parfois très dures.
La Mère de Dieu l’a aidé immédiatement après sa prière.
Je tiens cette histoire de celui qui l’a vécue. C’est lui qui me l’a racontée. Et en prison, on ne ment pas ! En prison, chacun dit ce qu’il a de pur dans son cœur. Ce pauvre homme m’a raconté ce qui lui est arrivé et comment son problème a été résolu.
Source et traduction : doxologie.ro + (Archimandrite Ioanichie Bălan, Father Sofian speaks to us, Roman Diocese Publishing House, 1997, pp. 63-64)