
Né dans le Northumberland, et ayant servi plus tard en tant que prêtre à York et Glastonbury, saint Sigfrid fut envoyé comme missionnaire en Norvège, Suède, et Danemark au 11ème siècle. Alors que Saint Ansgar (+830 AD) avait planté les graines de la foi quelque deux cents ans plus tôt, la Suède était retombée dans le paganisme jusques à l’arrivée de saint Sigfrid. Il commença par construire une petite Église en bois à Växjö, en Suède et il poursuivit son ministère pour le reste de sa vie dans le Småland et le Västergötland, où il convertit beaucoup de païens au Christianisme. Sigfrid mourut à Växjö vers 1045.
Les gens furent attirés à l’Église de Sigfrid en raison de sa prédication, pour les vases et les tissus magnifiques utilisés pendant la Liturgie, et pour la dignité et la majesté du culte chrétien officié par Sigfrid. Mais la façon dont Sigfrid et sa compagnie de missionnaires vivaient leur vie, ouvrirent les yeux des gens et les amenèrent à la foi en Christ et au baptême dans l’Église; il en fut ainsi pour Olaf, roi de Suède.
Des pillards païens décapitèrent les trois neveux de Sigfrid partis en mission (Saints Winaman, Unaman et Sunaman), qui étaient venus pour aider son œuvre en Suède. Sigfrid retourna, récupéra leurs têtes, et affirma qu’ils pouvaient parler, chose qui terrorisa les païens. Le roi Olaf décida d’exécuter les assassins, mais Sigfrid se prononça contre la peine capitale, et les tueurs furent épargnés. Olaf alors leur ordonna de payer une amende importante, mais Sigfrid refusa l’argent du sang et de ce fait, il eut une telle réputation que sa mission en devint plus efficace.
Source : Prologue d’Ohrid