La signification et l’identité des « frères du Christ »

© Alexander Blum
© Alexander Blum

Qui étaient les « frères du Seigneur » mentionnés en Matthieu 12:46-47, et s’il avait des frères, pourquoi appelons-nous la Theotokos « Toujours Vierge » ?

Les « frères » de Jésus sont mentionnés à plusieurs reprises dans le Nouveau Testament. Quatre d’entre eux sont nommés explicitement. Identifier qui ils étaient n’est pas difficile, car les Écritures précisent leurs noms et leur parenté. Matthieu (13:55) et Marc (6:3) citent comme « frères » de Jésus : Jacques, Joseph, Simon et Jude.

Nous savons avec certitude que Jacques et Joseph n’étaient pas les fils de Marie ou de Joseph, car les Écritures les identifient comme les enfants d’une autre Marie, épouse d’Alphée/Clopas (Matthieu 27:56 ; Marc 15:40). Jacques est également appelé « fils d’Alphée » dans les listes des apôtres (Matthieu 10:3 ; Marc 3:18 ; Luc 6:15 ; Actes 1:13). La relation entre ces « frères » (et « sœurs ») doit être comprise dans le contexte de la tradition hébraïque-araméenne, où les cousins étaient également appelés frères et sœurs. Cette pratique persiste dans les langues et cultures grecques et slaves jusqu’à aujourd’hui, un fait que nous constatons nous-mêmes dans nos familles. Un exemple clair se trouve dans l’Ancien Testament : en Genèse 14:16, le mot grec « adelphi » désigne la relation entre Lot et Abraham, traduit par « frère » en français, bien que Lot soit le neveu d’Abraham. Les termes grecs « adelphos » et « adelphi » ne sont que des tentatives pour traduire un mot araméen inconnu, et nul ne sait avec certitude quel était ce mot araméen d’origine, traduit en grec puis en français par «frères» ou «frères et sœurs».

Jésus n’aurait pas pu avoir de frères de sang, sinon Il n’aurait pas confié sa mère à saint Jean le Théologien au pied de la croix (Jean 19:26). En effet, le Christ aurait causé un grand tort et un grand déshonneur à Ses « frères » s’Il avait agi ainsi ! Les prophéties de l’Ancien Testament expliquent le mariage virginal et la perpétuelle virginité de la mère du Christ, corroborés par le témoignage de l’Esprit Saint à travers l’Église, qui proclame Marie « Toujours Vierge ».

Il existe aussi d’autres preuves dans les Saintes Écritures montrant que, dans la tradition hébraïque, les mots « frères » et « sœurs » ne désignent pas nécessairement des frères et sœurs biologiques. Notre tradition orthodoxe enseigne que la Vierge Marie était l’enfant unique des saints Joachim et Anne. Pourtant, Jean 19:25 mentionne : « Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère, la sœur de sa mère, Marie femme de Clopas, et Marie de Magdala. » Si l’histoire de notre Église est correcte, comment Marie aurait-elle pu avoir une sœur ? Le premier indice réside dans le fait que les deux femmes s’appellent Marie. Aucune famille ne donne le même prénom à deux filles ! Il est donc évident que la relation entre ces deux femmes est différente de notre conception moderne du mot « sœur ». Second indice : la Bible identifie clairement Marie de Clopas (Cléopas dans la version KJV) comme la mère des « frères » de Jésus. Clopas ou Cléopas équivaut à Alphée en araméen, la langue de Jésus. Ainsi, les prétendus « frères » de Jésus mentionnés en Marc 6:3 sont clairement identifiés ailleurs comme les fils d’Alphée et de son épouse, Marie de Clopas, la « sœur » de la Vierge Marie.

Les Écritures montrent donc que les « frères » du Christ ne sont pas Ses frères biologiques, mais des parents proches. Il n’y a aucune preuve scripturaire soutenant l’idée que la Vierge Marie ait eu d’autres enfants que Jésus-Christ notre Dieu.

Il naît comme un enfant à Bethléem — que toute la création Le glorifie !

Gloire à Jésus-Christ, notre Dieu !

Traduction de l’article Orthodoxchristian

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