Saint Païsios, protecteur des pauvres et des orphelins

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En dehors des travaux de construction, il prenait soin aussi de tous ceux qui se trouvaient dans le besoin. Et ils étaient nombreux. Dans les villages autour de Konitsa régnait une grande pauvreté, ainsi que l’isolement et la misère. L’Ancien collectait des vêtements, de l’argent, de la nourriture et des médicaments, dont il faisait des colis qu’il envoyait à ceux qui étaient dans le besoin. Dans cette œuvre charitable, il avait comme aides des femmes pieuses. Toutes celles qui en avaient la disposition, il les envoyait aider des personnes souffrantes, surtout des vieillards, qui n’avaient aucun parent auprès d’eux.

Il avait reçu l’autorisation de la police de pouvoir laisser dans chaque quartier de Konitsa un tronc pour collecter de l’argent et il avait désigné aussi un responsable. Il y en avait aussi un en plus à l’extérieur du poste de police. Il institua un comité, qui avait pour charge de gérer l’argent, et de le distribuer selon les besoins de chacun.

Il s’intéressa aux enfants pauvres et orphelins, pour qu’ils puissent poursuivre leurs étudeIl les confiait aux personnes appropriées, mais il les aidait aussi économiquement lui-même autant qu’il le pouvait. Beaucoup d’entre eux sont aujourd’hui des gens instruits et pleins de reconnaissance pour l’Ancien.

Il donnait les terres du monastère à des familles pauvres pour qu’elles les cultivent. Il ne demandait pas de loyer. Il leur disait que, s’ils avaient une bonne récolte, ils pouvaient offrir au monastère ce qu’ils voulaient. Si l’année était mauvaise, il ne demandait rien.

Toutes les fois que sa sœur Christine apportait des vêtements ou de la nourriture, il ne les prenait pas. Il lui disait de les apporter chez des familles dont il savait qu’elles en étaient privées.

Lors de la Théophanie, il passait dans les maisons avec de l’eau bénite, et les gens lui donnaient quelque chose pour le monastère. Il passa un jour par une maison dans laquelle se trouvait un enfant infirme. La maîtresse de maison se préparait à mettre quelque chose dans le tronc. L’Ancien lui dit alors : « La Toute Sainte ne te demande rien ; car toi tu es dans le besoin. » Et aussitôt de vider le tronc sur la table avec tout l’argent qu’il avait collecté.

Kaiti Pateras rapporte : « Il aida quantité de gens. Car il était très généreux. Un jour, je lui fis un gilet. Lorsqu’il rencontra en chemin une femme folle, il enleva aussitôt le gilet et le lui donna, pour que cette malheureuse n’ait pas froid. Je lui ai donné aussi d’autres choses, mais lui, il les donnait au premier venu. »

Thomas Tasios témoigne : « Un vieillard demeurait tout seul abandonné dans une grotte. Chaque semaine, l’Ancien lui apportait la nourriture nécessaire et le lavait de ses mains. Il quittait le monastère à l’aube et il allait le voir sans que personne ne le sache. »

Père Isaac, vie du saint Païsios du Mont Athos

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