Une compagnie pour l’ermite saint Païsios

© Πεμπτουσία

« Quand j’étais au Sinaï, racontait-il, j’avais deux perdrix. Je traversais alors une période de chagrins, et les oiseaux venaient me tenir compagnie et me consoler. Lorsque j’arrivais, dès qu’elles m’entendaient, elles venaient à ma rencontre. Lorsque je sculptais des icônes, elles se perchaient sur mes épaules. Une fois, je fus malade pendant une semaine. Lorsque je fus rétabli, j’allai au sommet de la hauteur, comme j’en avais l’habitude, et j’appelai les oiseaux pour les nourrir. Ils ne se montrèrent pas. Je laissai la nourriture et je partis. Le lendemain, lorsque j’y allai, les oiseaux vinrent à ma rencontre sur le chemin en voletant autour de moi. Ils n’avaient pas touché à leur nourriture, mais dès qu’ils me virent, ils se mirent à manger. Les animaux sauvages ont beaucoup de zèle généreux (philo- timo*). J’ai trouvé plus de zèle généreux chez les bêtes sauvages que chez beaucoup d’hommes. Il vaut mieux nouer amitié avec elles plutôt qu’avec les gens du monde. Si tu veux avoir un vrai ami, après Dieu, deviens l’ami des saints ou alors celui des animaux sauvages. »

Il rapportait aussi : « Une fois, j’avais fais une bouillie avec du riz, et le lendemain j’ai nettoyé la boîte de conserve où j’avais fait bouillir le riz, et j’ai jeté le reste aux rats. Depuis ce jour-là, lorsque je sculptais des icônes et que les petits morceaux de bois sautaient, les rats, entendant du bruit et voyant les morceaux, croyaient que c’était du riz et se rassemblaient. Vous voyez : même les animaux sauvages sont apaisés à notre approche lorsque nous vivons une vie selon Dieu. »

Père Isaac, vie du saint Païsios du Mont Athos

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